Hébergement : serveur virtuel

April 6th, 2005 par Franck Arnulfo

Voilà c’est fait, j’ai mon serveur virtuel perso à moi sur internet avec accès root et tout et tout.
Cela faisait un petit moment que ça me démangeait et j’ai donc franchis le pas il y a deux semaines.
Pour situer le serveur virtuel dans les offres d’hébergements, je vais rappeler rapidement les offres possibles.

Pour commencer l’hébergement dit mutualisé: vous louez un espace disque, une ou plusieurs bases de données et vous partagez avec les autres clients un serveur web qui publie vos pages web.
En général les fournisseurs d’accès à internet vous proposent ce service gratuitement mais je ne vous le conseille pas car vous aurez à migrer vos pages le jour où vous changez de fournisseurs, je vous conseille plutôt un service gratuit indépendant de votre fournisseur tel que Lycos ou d’autres). Pour avoir votre propre nom de domaine, il faudra payer mais c’est assez raisonnable (mon ancien hébergeur online.net fournit toujours un hébergement de 100Mo à 30EUR par an).
L’inconvénient de ce type d’hébergement est justement le fait que ce soit un hébergement mutualisé, c’est à dire qu’il n’est pas possible de configurer le serveur web comme vous voulez ni de rajouter une lib ou de faire tourner un Tomcat ou votre Ruby on Rails pour être *hype*.

Vient normalement ensuite le must, l’hébergement à base de serveur dédié. Là vous ne louez pas des ressources partagées par d’autres mais vous louez bien votre machine avec son processeur, sa RAM,… Que des avantages: vous avez entièrement la main sur votre machine (accès root), vous pouvez donc installer ce que vous voulez: 4 serveur de mail , 3 serveur web, etc… Le gros inconvénient c’est que ce n’est pas donné: au moins 50 EUR HT par mois pour un Céléron. Un peu trop cher pour un particulier ou une petite entreprise.
C’est sur ce terrain que joue l’hébergement à base de serveur virtuel. Cela s’apparente un peu à l’hébergement mutualisé car vous partagez bien une même machine entre plusieurs clients mais chaque client a sa propre instance de système d’exploitation.
Cela est possible grâce à la virtualisation du système d’exploitation: sur la couche hardware on installe un système d’exploitation modifié qui va faire tourner d’autres systèmes d’exploitation. Plusieurs systèmes sont disponibles tel que Virtuozzo (techno utilisé chez Amen pour leur offre serveur virtuel/dédié) mais surtout Linux Vserver.
C’est ce dernier système qu’utilise Lycos, l’hébergeur de mon serveur virtuel.
Pour 10 EUR HT par mois, vous avez droit à 128 Mo de RAM, 750 Mo d’espace disque (attention prés de 300 Mo sont utilisés par votre instance de système d’exploitation), 256Kbps de bande passante, 15Gb de transfert sortant mensuel et une pastille sur quatre de part de puissance processeur, le tout avec le choix de votre distribution Linux préféré : Debian woody ou sarge, Fedora ou RedHat et la possibilité de changer de distribution en cours de route.
Vous pouvez arrêter/redémarrer/réinitialiser votre serveur à tout moment.
L’accès à votre serveur se fait par SSH ou vous pouvez passer par l’interface web Webmin qui est une couche d’administration système via web.
J’ai donc installé une debian sarge avec mc (Midnight Commander, un clone de Norton Commander pour les vieux comme moi qui ont connu MS-DOS), puis installé le JDK 1.4 et Tomcat et hop mon serveurt Tomcat à moi sur internet !
Niveau performance, ça a l’air correct en testant les exemples Tomcat. Je n’ai pas encore eu le temps d’installer d’autres applis pour tester cet aspect perf.
Donc que du bon ? Heu, pas tout à fait, il y a quelques inconvénients ou plutôt quelques trucs à connaître avant de se lancer:

  • une bonne connaissance de la configuration de serveur mail, de l’administration système est requise, mais pas obligatoire si vous ne comptez pas utiliser ce serveur pour vos mails
  • l'’absence de firewall : vous ne pouvez pas sur Linux Vserver installé de firewall tel que iptables, votre serveur est donc directement accessible sur internet, vérifier trois fois la conf de vos applications serveurs avant de les lancer pour ne pas vous faire pirater votre serveur!

Donc si vous voulez avoir votre serveur tomcat sur internet ou votre serveur subversion sur internet pour pas trop cher, le serveur virtuel est une bonne option.

7 Responses to “Hébergement : serveur virtuel”

  1. Freddy Mallet Says:

    La bonne nouvelle (hormis le fait que tu m’as appris quelque chose) c’est que ça laisse espérer une possibilité d’hébergement de site dynamique autre que php / mysql à un coût raisonnable (à noter cependant que 128 Mo de RAM pour faire tourner tomcat, ça risque d’être rapidement juste). Ce qui me freine par contre un peu c’est ces histoires de firewall. C’est un peu comme prendre le risque d’arriver au boulot en bermuda, sandalette et casquette, non ? :-)

  2. El Zorro Says:

    Pourtant, que je sache, tu l’as déjà fait Freddy, non ?

  3. Eric Says:

    Nan c’est pas possible, Freddy il a perdu ses sandalettes à la Réunion ;-)

  4. Freddy Mallet Says:

    ok les gars, j’ai un genou à terre.


    try{
    diveInReunion();
    } catch(java.reunion.LostSandalettesException lse){
    try{
    dontSayAnything()
    } catch(java.reunion.TooLateException tle){
    prepareToBeRidiculous();
    }
    }

  5. Eric Says:

    A titre d’information il y a un module Apache qui fait office de petit firewall (pour les attaques http) : modsecurity

  6. Franck Says:

    Merci Eric, j’avais entendu parler de ce module.
    J’avais aussi lu sur ONJava qu’un gars avait essayé de faire la même chose niveau servlet via un filtre mais j’arrive pas à remettre la main dessus !
    Tant pis, j’ai pas retrouver l’article en question mais en regardant le site de modsecurity, j’ai vu qu’ils sont en train de développer ce filtre : http://www.modsecurity.org/projects/modsecurity/java/index.html.

  7. Eric Says:

    Oui Franck cela fait a peu près un an qu’il développe ce module. Malheureusement je ne l’ai pas du tout évaluer.

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