L’open source met Borland sur les genoux

February 13th, 2006 par Freddy Mallet

Borland a mis officiellement en vente toute son activité autour des environnements de développement (jBuilder, Delphi, C++ Builder, etc…) ce qui représente grosso-modo pas moins de la moitié du chiffre d’affaire 2004 de Borland. Officiellement, c’est pour ce concentrer sur un marché en pleine expansion, l’ALM (Application Lifecycle Management, gestion du cycle de vie applicatif) et éviter de se disperser, blablabla. Dans les faits, les parts de marché de Borland se sont érodées chaque année de 10 à 20% face d’un côté à Microsoft et son environnement Visual Studio et de l’autre côté au monde open-source avec Netbeans et Eclipse. Pour ceux qui ne résonnent qu’en capital et qui oseraient encore douter du modèle open-source et des ses ressorts, c’est certainement un exemple à méditer.

Autre point assez significatif : Borland met tous ses oeufs dans le panier de la gestion des cycles de vie qui d’après IDC devrait représenter un marché de 3,3 milliard de dollars en 2009, avec un taux de croissance annuel de 9,2% de 2004 à 2009. Et concrétement ça veut dire quoi ? Ca veut dire que le marché estime désormais que les gains de productivité les plus importants dans les développements informatiques se situent désormais au niveau des processus de développement. Ils en ont mis du temps à s’en apercevoir ;-) . Le seul problème pour Borland et les autres, c’est que le monde open source est également très présent sur ce secteur de la gestion des cycles de vie. On peut citer entre autres maven 2, subversion, selenium.

3 Responses to “L’open source met Borland sur les genoux”

  1. Franck Arnulfo Says:

    Mmm franchement ça commence à sentir le sapin pour Borland: leur ALM machin me semble trés loin du concret d’un IDE et donc difficile à vendre.
    J’avoue ne jamais avoir entendu parler de leurs produits ALM (Caliber RM, Core SDP, …), j’ai du aller voir sur leur site pour obtenir ces infos, mauvais point pour leur service marketing, il n’y a même pas une photo d’écran de ces applis, il faut s’enregistrer pour voir une démo …

    C’est triste car j’ai débuté avec Turbo Pascal (sous DOS bien sûr mais aussi sous CP/M avec l’Amstrad CPC 6128), j’ai suivi avec Turbo C++, Turbo Pascal Windows, Borland C++ et JBuilder. Je ne parle même pas de leur changement de nom (Inprise) puis du retour au nom Borland.
    Se dire que maintenant Borland ne sera plus associé au développement alors que c’était l’atout même de cette marque !

    Allez dernier souvenir : Borland a été fondé par Philippe Kahn, un français émigré aux Etats-Unis (plus d’infos sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Borland).

  2. Alexis MP Says:

    Ce n’est pas l’open source qui a mis Borland à genoux, mais plutôt sa stratégie Open Source naïve (ou le miroir aux allouettes qu’a constitué Eclipse).

  3. Freddy Mallet Says:

    Hello Alexis, en fait je crois qu’au moment où Borland a rejoint le consorsium autour d’Eclipse, l’entrerpise était déjà aux abois. C’était un peu le coup de la dernière chance mais je ne sais pas si quelqu’un y a un jour cru.

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