coLinux, c’est plus fort que toi !

November 5th, 2004 par Franck Arnulfo

Dans le numéro du mois d’octobre du magazine “L’informaticien”, j’avais lu un article à propos de coLinux, une sorte de Linux qui s’exécute sur Windows 2000/XP.

Je connaissait les versions windows de certains utilitaires UNIX tel que grep, cut, …
Mais quand je dois triturer des fichiers en perl ou avec des grep/cut/paste/join je préfére utiliser Cygwin qui va plus loin en offrant un vrai shell (bash) et pratiquement tout les commandes UNIX ainsi que presque tous les utilitaires bien pratiques comme OpenSSL par exemple, utile quand on doit générer un certificat SSL.

Entre parenthèse, je suis toujours admiratif devant la puissance d’un shell UNIX allié à des utilitaires simples mais efficace, à comparer à cmd.exe, le pseudo shell de Windows. Et non je ne parlerai pas de Monad, le futur shell *étendu* de Microsoft étant donné que celui-ci n’est toujours pas disponible.

Bon revenons à nos moutons, après Cygwin, l’ultime étape dans l’émulation, c’est VMWare qui peut émuler un PC et sur lequel on peut installer un Linux.
coLinux pour Cooperative Linux se situe entre Cygwin et VMWare, il permet de faire tourner un vrai noyau Linux (enfin un peu patché) sur Windows en déléguant les appels systèmes à Windows.

J’avoue ne pas avoir creuser trop le comment du pourquoi, ma priorité étant d’essayer la bête vite fait pour voir de quoi il retourne.
J’ai utilisé la version snapshot developpement du 24/10/2004 : car la version 0.6.1 plante sur mon XP.
L’install télécharge automatiquement une image compressé d’une distribution Debian (une image Gentoo est aussi disponible pour le Jérôme, ou bien :-) ) qu’il faut décompressé, puis il faut configurer à la main le fichier de conf pour positionner le chemin de l’image ainsi que pour configurer la partie réseau.
C’est là que les galères commencent, mais bon on y arrive, pour plus d’infos voir : http://colinux.org/wiki/index.php/coLinuxNetworking et surtout http://62.212.109.174/wiki/index.php/coLinux.

Une fois le réseau en route, on a une distribution Linux Debian comme en vrai !
Et c’est vraiment bluffant, un petit coup de apt-get install ssh et hop un serveur SSH qui tourne (c’est surtout pour pouvoir utiliser Putty en client SSH car la console de coLinux est en Qwerty et y’a pas moyen de changer ça !).
Un petit coup de apt-get install mc et hop un Midnight Commander, un clone de l’ancien Norton Commande sur MS-DOS.
Vous voulez un serveur apache : apt-get install apache.
PHP ? apt-get install php (ça va même modifier la conf apache et le redémarrer).
OK, la gestion des packages c’est standard chez Debian mais quand on vient d’essayer d’installerApache sur Solaris on apprécie (hein Freddy ;-) ).
Vous pouvez même installer des applis X, KDE ou Gnome, par contre il vaut faut un serveur X Windows qui tourne sur votre Windows (Cygwin, ou beaucoup plus léger WinAxe payant mais dont la limite de 30 minutes renouvelable de session X est bien suffisante pour se faire une idée).
C’est vraiment bluffant et rapide.

Bon les pros de Linux me diront que ce n’est qu’un vulgaire succédané et qu’il vaut mieux installer Linux pour de vrai, mais je ne suis pas encore prêt à passer le cap et coLinux pourra peut-être m’y aider :-) .

En résumé, à quoi ça peut servir coLinux ? J’en sais rien mais c’est cool (le geek dans sa splendeur) !
Bah ce n’est pas tout à fait vrai, en cherchant un peu, on peut trouver pas mal d’utilisation:
Vous voulez vous faire la main sur Linux mais installer un dual boot vous gêne ? coLinux !
Vous voulez utiliser une appli qui ne tourne que sous Linux ? coLinux !

En y réfléchissant un peu, je trouve qu’on peut y voir ici la supériorité de l’Open Source sur le propriétaire. C’est, entre autre, la liberté de prendre quelque chose (le noyau Linux) de le modifier pour en faire quelque chose de nouveau (coLinux) sans rien demander à personne.
Et je trouve que c’est le sens du progrès, s’appuyer sur des choses existantes pour faire quelque chose de nouveau, et plus il est facile de faire cela, plus on progresse vite.
On peut remarquer par exemple le boom des lives CD Linux tel que Knoppix qui permettent de tester Linux sans rien installer ni modifier sur sa machine mais dont d’autres utilisations sont par exemple des lives CD de firewall (le pirate peut toujours essayer de modifier le logiciel sur le CD…), des lives CD d’outils d’analyse prêt à l’emploi (je citerai par exemple un live CD permettant de récupérer une install Windows dont on aurait perdu le password : http://home.eunet.no/~pnordahl/ntpasswd/).

Vive l’Open Source !
L’Open Source c’est bon, mangez-en !

One Response to “coLinux, c’est plus fort que toi !”

  1. Eric Says:

    Bon allez quand est-ce que tu y passes à Linux ?
    En plus, tu peux faire l’inverse : utilises Wine pour tes programmes Windows ! ;-)

    C’est vrai qu’une fois gouter à yum ou apt-get c’est le bonheur d’installer, upgrader, les applications. Il est vrai aussi que si on a des besoins spécifiques il vaut mieux revenir à la compilation des sources (php avec mysql 4.2 par exemple).

    En fait il ne manque à Linux (pour un programmeur) que TOAD, PowerDesigner (mais il tourne sous Wine) et UltraEdit. Mais on s’en passe !

    Sinon le server X à utiliser gratuit est X-Deep/32 (http://www.pexus.com/)!
    Sinon un des meilleurs Server X payant est (à mon gout) XManager (http://www.netsarang.com/)
    il permet en autre server X avec un canal SSH!

    Bon allez Franck, achète-toi un deuxième poste, un KVM et installe-toi linux…

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